Jeudi 29 octobre 2009
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18:21
J'ai perdu mon armure, le secret est percé,
j'ai gâché ces années à maintenir ce voile,
un voile pour nier, un voile pour tromper.
La prison paraissait pourtant inviolable.
Mais tous les jours du fond de ma cellule,
j'entendais au loin le chant de la liberté.
Alors, un beau matin, j'ai commencé à creuser,
j'y ai passé mes nuits, j'y ai laissé des larmes,
Et quand enfin le mur se mit à céder,
rien ne put m'empêcher de sortir et de défaire mes chaines..
Je vis la nature et les hommes comme si c'était la première fois.
Le ciel était toujours aussi bleu.
Mes juges et mes bourreaux avaient disparus.
Je m'étais condamné tout seul à une peine que je ne méritais pas.
Pour un mensonge, pour un mot qu'on ne dit pas.
David Azoulay